Destinée

Le Baiser d’Auguste Rodin – 1882

« Imaginée à partir de 1882, l’œuvre en marbre que nous connaissons aujourd’hui ne verra le jour qu’autour de 1898 » – Nicolas Neyman, artiste, voir son blog.

Quoi de plus beau qu’un baiser, donné soit avec pudeur, délicatesse ou passion ? On connaît alors un moment de joie et de bonheur intense. Ne vous préoccupez pas d’autre chose, mais restez dans la simple vision de ce tourbillon et regardez celui-ci dans une figure aimante. Nous pouvons y voir alors un flirt, une histoire qui débute à l’adolescence par exemple. Pour moi, cette sculpture m’a fait penser à ces quatre adolescents et à la découverte de leur corps. De la libération à la finalité.

Voilà pourquoi je vous présente le livre de Patrice Salsa, « La Part des anges ».

La part des anges
Patrice Salsa

Patrice Salsa nous décrit extrêmement bien la vie de ces quatre adolescents, Alison, Solveig, Kévin et Jordan. Tous amoureux de la vie, passionnés par l’art, chacun à leur manière, et en même temps vivant un mal être manifeste.

Retenez bien ces quatre prénoms qui tout au long du roman, vont vous transporter dans les années 80 et vous démontrer jusqu’où peuvent aller l’attachement, l’amitié et l’amour. Un amour exclusif, total presque. Vous démontrer leur pensées, leur manière de vivre.

Tout cela l’auteur nous le raconte avec le langage approprié mais surtout avec son écriture si pointilleuse. Sa plume danse sur le papier, virevolte et s’accroche comme les ailes blanches d’un papillon ou d’un ange. Mais elle peut être aussi source de vérité et de morale sans toutefois juger qui que ce soit.

Restez attentifs, tout comme je l’ai été pour décrypter certains messages. Il y en a plusieurs.

L’émotion est palpable tout au long du roman et comme à chaque fois où je suis captivée par un livre, tant il m’a plu, je le dévore et je veux connaître la suite. Le livre se lit avec délice. Pour autant d’innombrables subtilités m’ont permis d’admirer le phrasé impeccable, une fois de plus, de l’écrivain. (Je n’ai pas envie de vous conter à mon tour les mésaventures et intrigues de ces jeunes gens, ce serait trop facile et vous n’aurez plus de surprises). Donc, je poursuis, et vous parlerai plutôt d’une histoire enjolivée par la mère d’un des quatre personnages. Une histoire racontée pour consoler son fils alors qu’il se retient de pleurer parce qu’il est bientôt un homme. Il se met en colère. C’est l’exemple des clous à planter sur une clôture de bois. Un clou planté pour une colère ressentie. Puis un clou enlevé pour une colère envolée. Et enfin une autre barrière toute neuve avec plus aucune trace de clous. Un père affectueux me semble-il, il prend alors son fils dans ses bras et le console. Quoi de plus merveilleux que cette entente avec un père aimant !

C’est une histoire dans une histoire, qui tient sur quelques lignes et qui m’a transportée très loin. Je l’ai lu avec émotion et attention.

Il y a des tonnes d’exemples de son talent d’écrivain.

Un autre exemple de message, où une des mères arrive sans se laisser faire, à se débarrasser d’un homme violent. J’ai surkiffé ce passage à un point inimaginable !

L’homme est attaché et endormi (pratiques, les médocs surtout mélangé au whisky), le canon du petit pistolet de la mère est pointé entre ses deux yeux, elle a la lèvre fendue et l’œil bleui – Je cite un extrait du passage : « Je vais te détacher, tes affaires sont dans ton sac dans l’entrée. Tu vas les prendre, sortir et disparaître de ma vie. Tu as compris ? Tu m’as bien compris ? L’autre a bredouillé, se pissant dessus de voir la jointure de l’index blanchir sur la détente de la petite arme de poing. Quatre minutes plus tard il était au pied de la tour et se faisait embarquer par un car de police … son haleine alcoolisée, son odeur d’urine et le Batman en caoutchouc trouvé dans une poche de son blouson ne produisirent pas une bonne impression. Un car de police qui n’était pas là tout à fait par hasard. »

Si vous n’avez pas compris à quel point j’ai apprécié ce livre, je vous invite à le lire à votre tour. Vous vous rendrez compte de la profondeur de l’histoire qui tient sur une centaine de pages. Personnellement, j’applaudis très fort et longtemps. Il restera un souvenir impérissable.

Lien vers le livre de l’auteur : https://www.amazon.fr/part-anges-Patrice-Salsa-ebook/dp/B0089948PM

Publié par isamonet

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