Frédéric Soulier

Écrit sérieusement, c’est à dire presque tous les jours deux heures par jour, depuis une dizaine d’années, mais il a commencé à pondre ses histoires sans queue ni tête quand il avait environ douze ans. Dans le civil, il est régleur bobinage. Comprenons, par ce terme barbare, qu’il travaille dans la maintenance industrielle. Il continue à la fabrication de bobines électromagnétiques qui se trouvent dans ta bagnole, dans les trains, dans les métiers à tisser industriels, un peu partout en fait. C’est passionnant, pas vrai ? L’inspiration lui vient en se plongeant nu dans un caisson sensoriel où il fait le vide sidéral dans son esprit. Non, en fait, ça lui vient comme une envie de chier, c’est à dire n’importe où et n’importe quand. Cela peut être en voyant un fait divers, ou lors d’une conversation interceptée à la terrasse d’un café. Ça fait tilt. S’il ne se dit pas « c’est ça que j’aimerais lire », il jette l’idée.

Si l’écriture lui vient facilement ? Non, c’est une vraie torture. Les gamins qui creusent pour extraire du lithium pour nos smartphones et voitures électriques ne savent pas quelle chance ils ont, selon Frédéric Soulier. « Tueeeeeeeeeeeeeez-moi ! » implore-t-il devant une page blanche. De son esprit torturé sont sortis trois novelas (des nouvelles assez longues, pour les néophytes), cinq romans, et dix-neuf nouvelles. Oui, cet auteur n’a pas une vie sociale très active. Quant à son activité sexuelle, elle lui laisse beaucoup de temps. Il lit beaucoup, même si un peu moins qu’avant.

Dans une précédente existence (il y a quatre ans), il lui arrivait de lire deux romans par semaine. Maintenant, il ne déflore qu’un roman toutes les deux ou trois semaines… Mais d’après Frédéric Soulier, s’il existe des auteurs qui ne lisent pas, ils feraient mieux de se trouver un autre hobby. L’aquariophilie, par exemple. C’est bien, l’aquariophilie. Le fantastique fait souvent irruption dans ses histoires, et pourtant il se documente beaucoup. C’est un aspect de l’écriture qu’il aime beaucoup et ne néglige pas, non seulement pour éviter de raconter trop de conneries, mais aussi pour se plonger dans l’ambiance que l’on veut donner au livre que l’on écrit.

Son écriture est sans doute influencée par d’autres auteurs, malgré lui. Son style est probablement un mélange où l’on trouve des morceaux de Stephen King, Céline, Cavanna et Chuck Palahniuk. Un mélange improbable. Mais il croit aussi qu’il est facilement identifiable et il vous dirait « quand on lit un Fred Soulier, on est à peu près sûr de ne pas avoir un livre de Virginie Grimaldi entre les mains ».

https://fredericsoulier.wixsite.com/ledegueuloir



Quelque chose ATTEND dans le vide sanitaire
de Frédéric Soulier

Un livre qui peut faire peur, il est destiné aux préadolescents je dirai, mais aussi pour les adultes. 😉

Mais non, il n’y a pas de clowns à la Stephen King, juste un gros truc dans un vide sanitaire.

Oui, l’auteur peut tout écrire ! Je vous l’avais déjà dit ça, je le répète haut et fort.

J’ai dévoré ce conte cauchemardesque ou plutôt, les histoires que (se raconte ?) ce petit garçon, en peu de temps. Pas seulement parce qu’il y a 84 pages mais aussi parce que cette histoire est superbement écrite et racontée.

L’écrivain nous plonge dans l’univers psychologique d’un enfant délaissé par ses parents. Il nous décrit spectaculairement la maturité croissante de ce petit de 7 ans et je suis persuadée que ce genre de délire peut tout à fait arriver dans une vie réelle.

Jusqu’où peut aller le désir d’affection d’un enfant ?

Je ne dirai rien de plus, de peur de dévoiler le récit.

Allez y, lisez ce livre et vous aussi vous pourrez dire : « sacré Frédéric Soulier, tu sais vraiment tout écrire et tout raconter ». Juré, craché !

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