Bastien Pantalé

Écrit depuis huit années. A l’âge de 27 ans, il s’est lancé dans l’écriture ET la lecture.

Il a suivi un cursus commercial (ouais, je sais, ce n’est pas flagrant, dit-il), mais son métier aujourd’hui est exclusivement auteur/romancier.

L’inspiration lui vient par surprise, le plus souvent.

Voilà ce que nous dit l’écrivain : « Il existe un flux d’informations qui circule partout autour de nous, dans les différents médiums susceptible de nous atteindre (littérature, cinéma, musique, journaux télévisés, conversations quotidiennes, nature sauvage…) jusque dans notre inconscient profond. Selon lui, l’inspiration est une rencontre opportune entre une information et l’individu créatif à un instant précis ; elle consiste en l’interprétation puis à la mise en forme de l’idée ainsi captée. L’écoute, l’attention et l’empathie sont des atouts non négligeables pour traduire l’inspiration en quelque chose que le lecteur pourra s’approprier ».

Plus concrètement, quelquefois, au coucher, des idées lui viennent sans y être invitées. Il s’agit le plus souvent de détails pratiques, plus rarement d’étincelles géniales. Il s’agit alors de les noter afin qu’elles viennent, plus tard, consolider le récit.

Dès lors que qu’il s’est lancé dans l’écriture de son premier texte, oui il peut dire que l’écriture lui est venue très facilement. Une vraie libération de son imaginaire et de ce qu’il avait en dedans de lui ^^.

L’auteur a écrit huit romans et cinq novellas ou recueil de pensées.

Il lit tous les jours – rituel du soir sinon il ne dors pas -, mais comparé à certains dévoreurs de livres, assez peu quantitativement. Un roman de taille moyenne peut durer entre un et deux mois.

Oui il s’inspire de la réalité pour écrire. Quoi d’autre ? réponds-t-il. Le plus imaginaire des romans s’inspirera toujours de la réalité. Qu’il s’agisse d’une époque, d’une aventure, du caractère des personnages, d’émotions, de concepts éprouvés ou purement spéculatifs, il faut bien puiser quelque part. Désolé, dit-il, mais la notion de réalité englobe pour lui tout ce que la Création a à offrir ; tout ce qui a été pensé est réel.

En restant plus terre-à-terre, l’actualité, les sujets de société, les grands enjeux de notre espèce, etc. sont toujours au cœur de ses récits. Il écrit du divertissement qui prête à la réflexion.

Exemple concret : la trilogie Ascendance et Advenis exploitent (entre autres choses) l’énergie tellurique et les propriétés magnétiques des pierres. Il part d’un constat physique bien réel et l’extrapole jusque dans la science-fiction et/ou la fantasy.

Oui, son écriture est influencée par d’autres auteurs. Œuf corse, dit-il 😀 ! « Même réponse que précédemment. Personne n’a le droit de répondre non à cette question, à moins de ne rien lire, jamais. Tout notre bagage littéraire influe sur notre écriture. La richesse du vocabulaire, les choix narratifs, les ficelles qui fonctionnent, auxquelles nous sommes sensibles, les thèmes et les sujets porteurs de sens… Nous nous nourrissons de ce vaste ensemble ».

En ce qui le concerne, dès qu’un auteur aborde les concepts de relativité ou d’évolution, parvient à amener l’émotion avec sincérité ou manie la langue avec brio, poésie, spiritualité et psychologie, ça le touche, donc son moi scribouillard en gardera une trace, qui émergera forcément tôt ou tard.

Néanmoins, il préfère parler d’ouvrages en particulier plutôt que d’auteurs, car rares sont les auteurs à maintenir une constance dans l’intérêt qu’il porte à leurs textes. Exemples de chefs-d’œuvre, pour l’auteur :

Aucun souvenir assez solide, Alain Damasio

La Horde du Contrevent, Alain Damasio

Le cycle Dune, Frank Herbert

Le cycle des Anges Gaïens, Iom Kosta

Le Parfum, Patrick Süskind

L’œuf du Dragon, Robert Forward

POC, Stéphane Grisard

L’écriture de Frédéric Soulier

L’écriture de Jean-Philippe Jaworski

Lien vers les livres de Bastien Pantalé



De nos propres mains
De Bastien Pantalé

J’aime beaucoup le piano et j’aime aussi quand les femmes se défendent, peu importe la manière. Je ne pouvais qu’aimer ce livre.


Anne et Dimitri sont diamétralement opposés. L’une vit dans la haute bourgeoisie et se passionne pour la boxe, quand l’autre vit dans une cité et aime le piano. Deux couches sociales différentes, deux êtres qui se ressemblent néanmoins et que l’on a plaisir à découvrir, tout au long du roman, jusqu’à l’âge adulte, en profitant pleinement de leur passion.


J’ai eu des frissons quand pour la première fois, Dimitri, exécute le morceau sur le piano et reproduit, note pour note la musique joué par la personne juste avant. Apparemment Dimitri a un don, confirmé par un professionnel du Conservatoire. Tout comme Anne avec la boxe, un sourire non dissimulé se dessine sur mon visage quand elle met au tapis une « camarade » de classe ! Non mais ho !


Une morale, une maxime, à cette histoire. Ne jamais baisser les bras, toujours croire en soi et apprendre ou continuer à s’aimer (pas toujours facile). Oui, apparemment, nous pouvons vivre de nos passions. D’ailleurs la phrase prêtée au père d’Anne, Armand, m’a fait sourire : « Pianiste ? Et vous en vivez ?… » Et oui, pas mal de personnes vivent de leur passion et c’est génial !


Merci ! j’ai adoré ces différences, cette émotion qui lient ces deux êtres.
Très belle écriture de l’auteur. Il passe par deux langages pour décrire les deux personnages.

C’est réussi ! À lire absolument.

 

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