Luca Tahtieazym

Écrit depuis qu’il est tout gosse. D’abord des nouvelles très courtes et truffées de fautes, des textes un peu plus épais, même si très maladroits. Puis les romans que nous connaissons.

L’un des premiers cadeaux de Noël qu’il a reçus et dont il se rappelle est une machine à écrire, l’une de ces vieilles antiquités avec un bandeau bicolore pour taper des lettres noires ou rouges.

Il l’a usée jusqu’à ce qu’elle rende l’âme…

L’auteur aurait dû s’orienter vers des études littéraires, mais comme il ne voyait pas ses passions pour la lecture ou l’écriture devenir un métier, avec ce que cela comportait comme contraintes, il s’est orienté vers des études de commerce.

Aujourd’hui, dans des phases de schizophrénie très drôles à vivre pour lui, il allie deux existences radicalement différentes.

L’inspiration lui vient de partout et de nulle part. Le moindre détail peut le marquer, parfois de manière psychosomatique, et se retrouver source d’une histoire.

Pour SÉNESCENCE, par exemple, qui est un roman d’anticipation où l’humanité se met à vieillir quatre fois plus vite, il avait reçu la visite d’un ami qu’il n’avait pas vu depuis plus de dix ans. Ce dernier avait salement vieilli et l’écrivain s’était fait la réflexion qu’il n’avait pas vécu les dernières années de la même manière. De fil en aiguille, il a tiré dans tous les sens cette histoire improbable qui est devenue le roman publié en 2020.

Pour l’ami en question, s’il se reconnait, désolé nous dit-il. « Mais c’est vrai que t’as pris un coup sur la tronche ».

Écrire lui vient naturellement, sans jamais se forcer, il en a d’ailleurs écrit quinze, sous le pseudonyme de Luca Tahtieazym. Quelques-uns sous d’autres noms…

Il lit énormément. Il ne regarde pas la télévision, et ne va jamais au cinéma. Tout son temps libre passe dans l’écriture et la lecture, seul, dans sa grotte, sans hibernation, sans maman ours et les petits oursons qui pioncent tranquillement, avec du gibier entassé dans un coin de la caverne pour tenir pendant la saison froide.

Il lit au moins une heure chaque jour depuis plus de trente ans, c’est une drogue ; une bonne drogue dit-il.

Il s’inspire de la réalité, à condition de la déformer à satiété.

« Un auteur est obligé de s’inspirer de la réalité ou de détails de la vie courante, même s’il s’en défend, même s’il n’en est pas conscient. Parfois, souvent, d’indéfinissables ingrédients de la cuisine du quotidien viennent relever la mixture de votre texte, lui donner une saveur particulière, l’épicer, le saupoudrer d’une touche d’imaginaire qui lui donne du goût », dit-il.

Luca Tahtieazym est trop influencé par d’autres auteurs car c’est un lecteur avant d’être un auteur. Bien sûr, il essaie de ne pas être sous l’emprise par ce qu’il lit et par son admiration de tous ces auteurs dont il dévore la prose, mais sans le vouloir, il est forcément orienté vers un style, le caractère d’un personnage ou l’issue d’une histoire. Parfois, il ne s’en aperçoit qu’une fois l’histoire éditée.

« Les très grands auteurs, Steinbeck, Dumas, Kessel, Merle et les autres, ont tout inventé. Nous ne faisons finalement que les paraphraser ».

https://www.inceptioeditions.com/product-page/la-mante-nue


La Mante nue
de Lucas Tahtieazym

Je suis triste d’avoir à quitter des protagonistes attachants (enfin presque tous) et une écriture irréprochable. Cette écriture qui vous envoie valser malgré vous, vers une fin qui se lit dès le début.

Pourtant l’auteur réussit une prouesse, celle de ne pas vous faire oublier cette conclusion. Alors, tout en parcourant votre lecture, vous enquêtez avec Juliette. Celle-ci est amoureuse de Gabriel qui a été accusé du meurtre d’une jeune fille, puis relâchez par les flics, faute de preuves. Je ne vous apprends rien, c’est la 4ème de couverture, plus ou moins, qui relate entre autres : (« Dans cette histoire contée à rebours, Juliette remontera le temps pour récolter les indices disséminés sur son chemin ».)

Vous vivez donc avec Juliette, vous jouez aux échecs avec elle et vous gagnez très souvent, vous escaladez avec cette jeune femme. Quand elle doute, vous aussi. Quand Juliette tremble, vous tremblez et quand elle se bat, vous ne dites pas stop, non non, vous l’encouragez à poursuivre ! Ce sont mes sensations et mes ressentis qui parlent ! Sont-ils égaux aux miens ? J’espère de tout mon cœur.

Toutes ces émotions vous les éprouverez sûrement, comme moi, grâce à cette histoire écrite avec tant de justesse. Parce que l’auteur n’oublie rien et mieux encore, vous ne verrez rien venir ! L’histoire devient alors magistrale, enfin, elle l’est depuis le début mais il la rend encore plus touchante.

Quand je suis arrivée à la fin du livre, je me suis dit ceci : « ce n’était vraiment pas ce que j’avais imaginé, tu m’as bien baladé et ce roman est diablement bien construit ».

Merci beaucoup pour m’avoir fait soupirer, espérer, prier et souffler, au dernier round ! Bravo. Encore un autre livre s’il te plaît, Monsieur Tahtieazym !



Bagatelle et la chamades des cœurs perdus
de Lucas Tahtieazym

Je ne regrette pas du tout mon choix !

Mais comme j’ai ri sur l’histoire de Bagatelle, de bout en bout. Pas tout le temps, mais presque.

Notre auteur, Luca Tahtieazym, sait aussi nous écrire des histoires pleines d’humour et de dérision, sur l’être humain. Ce n’est pas possible de garder son sérieux. Je vous mets au défi, vous les lecteurs effrénés, de pouvoir y arriver !

L’écriture est quasi parfaite (oui vous savez bien que la perfection, bla bla bla, c’est usant et ennuyant, si si) ; Alors je préfère dire « presque parfaite » parce qu’elle est sublime la plume de l’écrivain. Elle nous dresse le portrait d’un homme macho et sans cœur et nous rions. Nous rions « jaune » aussi car ce genre de personnage existe, bel et bien !

Et oui, malheureusement ces gens pullulent bel et bien notre chère planète.

La partie « gloire » et les dialogue entre Pivot et le héros de l’histoire est à mourir de rire, oui.

L’auteur arrive même à nous parler de tolérance, si Bagatelle fini par en avoir, pourquoi pas nous, vous ? Moi ? Mais je suis très tolérante vous savez.

La fin est magistrale, maiiiiis, pour une fois, je l’attendais et je dis OUI, à cette fin, nan mais ho !

Franchement, alternez votre lecture, tantôt un polar, un thriller et hop, un bagatelle de derrière les fagots, vous m’en direz des nouvelles, doucement en levant le coude, tout de même 😀. Lisez-le et vous comprendrez !

J’ai adoré !

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