
A toujours aimé écrire. Elle dirait donc qu’elle écrit depuis toujours 🙂
Titulaire d’un bac littéraire, elle a étudié l’anglais à Nanterre. Elle a ensuite enseigné cette langue pendant plus de 20 ans. Elle a aussi fait de la traduction.
Comment lui vient l’inspiration ?
“Sur Internet il y a régulièrement des concours d’écriture, de tous formats. En 2019, j’ai vu un concours organisé par Librinova et je me suis lancée… Le thème était « L’Enfer, c’est les autres… », avec comme contrainte d’écrire un huis-clos. L’image de naufragés à bord d’un bateau s’est d’abord imposée à moi. Mais j’ai craint d’être trop influencée par mes lectures ou films sur le sujet. Ma deuxième idée a été la bonne : une cellule de prison. Peu de romans finalement traitent de ce sujet, ou alors d’une façon beaucoup plus sombre et pessimiste.” Dixit l’autrice.
Oui, écrire lui est venu facilement ! Ce sont ses expériences en tant que traductrice qui lui ont donné envie d’écrire à son tour. Elle a d’abord écrit des nouvelles, un genre qu’elle aime particulièrement, avec une écriture « condensée », une économie de mots, une tension amenant à une « chute » inattendue. Certaines de ses nouvelles ont été remarquées ; elle envisage d’en publier un recueil.
Avec son roman “Libres dans leur tête”, elle est arrivée lauréate du concours organisé par Librinova. Elle a aussi écrit plusieurs histoires pour enfants, non encore éditées. Elle pense qu’il lui faudrait trouver un illustrateur ou une illustratrice, pour proposer les projets aux maisons d’éditions spécialisées.
La lecture est son oxygène, sa drogue, sa béquille, son évasion, son refuge. Davantage qu’une passion, c’est une addiction, me dit-t-elle ! Elle lit partout. Transat au bord d’une piscine ou à l’ombre d’un arbre, à la plage les pieds dans le sable, dans son lit ou sur un canapé, et même dans son bain !
S’est-t-elle inspirée de la réalité pour écrire son livre ? Voilà ce que l’auteure répond :
“Ma grand-mère travaillait dans un foyer pour jeunes sans repères. Parents défaillants, précarité, détresse morale, vulnérabilité, bêtises. L’engrenage. J’étais enfant ; ma grand-mère me racontait certaines de leurs histoires. Romain est l’un d’eux. Laurent, en revanche, est un personnage de fiction. Je les ai voulus différents, mais avec des points communs. Si la vie de Laurent est en apparence plus lisse, il a aussi ses blessures.
La double histoire d’amour, que certains lecteurs ont trouvée « tirée par les cheveux » est inspirée d’une histoire réelle”.
Stéphanie n’est absolument pas influencée par d’autres auteurs pour écrire. Lorsqu’elle s’installe devant son écran, les mots affluent et elle entre dans une forme de transe. “Libres dans leur Tête” a été écrit en 3 mois (il y avait une deadline à respecter).
Merci Stéphanie d’avoir répondu à mes questions !

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