Choix de l’image ci-dessous pour illustrer « Le Mariage maya » de Theresa Fernandes

Chez Matisse, la couleur investit l’espace dans des œuvres sans limite, dont les bords s’estompent à mesure que la gouache pure envahit la surface. (Source – Musée Matisse à Nice).
Matisse sera toute sa vie durant, un homme pugnace et optimiste, faisant fi des échecs et des aléas. Ses débuts témoignent d’une capacité iconoclaste à casser les codes d’une formation somme toutes assez traditionnelle, ce que Gustave Moreau décèlera en lui affirmant : « Vous allez simplifier la peinture ». (Source : Maison Matisse).

Le Mariage maya
Theresa Fernandes
Livre lu le 29 juillet 2025
Voici presque un an que ce livre me fait de l’œil. Je me décide à le lire et cela a été une sacrée bonne surprise.

Pourquoi dis-je cela ? Tout simplement parce que j’ai eu une appréhension avant de le parcourir, ayant déjà lu d’autres livres sur ce sujet. Un thème qui, malheureusement, est encore d’actualité : une femme sous emprise d’un homme pervers et narcissique. Rajoutez de la violence et vous avez le super cocktail.
Sauf que, l’auteure, Theresa Fernandes a écrit cette histoire d’une manière peu commune. J’aime les plumes qui sortent de l’ordinaire. Dans ce roman, il y a trois personnages principaux : la femme (la narratrice), l’homme (le pervers) et le chamane. A part pour ce dernier, les deux autres n’ont pas de prénom. Un choix de l’écrivaine et ça fonctionne très bien. Ainsi, n’importe quels lecteurs peut se projeter.
De plus elle a utilisé deux formes d’écriture : Une pour la partie racontée du chamane et de la femme ; L’autre par la femme et l’homme.
C’est parfait pour suivre le déroulement de l’histoire. Tout se regroupe petit à petit, jusqu’à l’apothéose, la fin du roman.
Pas une seule fois au cours de ma lecture je ne me suis ennuyée. En revanche (c’est la rebelle qui s’exprime) je parlais souvent à haute voix et je soufflais à la femme : « Attention, tu vas peut-être te faire avoir par untel ou untel, prends garde, laisse tomber… etc… » Mais c’est sans compter sur l’imagination de Theresa Fernandes, qui m’a beaucoup plu.
La lecture est enrichissante pour qui s’intéresse aux différentes cultures de notre globe terrestre. Je fais référence au titre bien-sûr. Un mariage Maya, c’est quoi d’après vous ? Lisez et vous le saurez.
C’est merveilleusement bien décrit et raconté. L’auteure nous amène même à voyager au Portugal au tout début de son récit.
Si comme moi, vous êtes encore plus curieux, vous voulez dépasser l’histoire en elle-même et vous intéresser à l’écrivaine, je vous incite à suivre le lien ci-dessous (cette fois-ci l’Interview a été réalisée par Julie Carvalho, de Os Cadernos de Julie)😊 :
https://imonet.software/theresa-fernandes/
J’ai relevé cet extrait de l’interview car quand je lis, je me projette souvent en tant que spectatrice, comme lorsque vous êtes au cinéma. Et bien lisez plutôt, c’est Theresa Fernandes qui parle :
« J’ai fait des choix très particuliers dans ce roman pour montrer les mécanismes qui se mettent en place le plus justement possible, j’écris comme si j’étais « caméra à l’épaule » derrière mon héroïne. Je pense que notre sensibilité diffère et se ressent dans notre style. »
A lire assurément !