Quel panache !

Choix de l’image ci-dessous pour illustrer « Jules Verne contre Némo » de Céline Ghys. Lui-même 😉

Jules Verne 8/02/1928-24/03/1905

 » Là, comme tant d’autres, le jeune étudiant est happé par la vie littéraire, fréquente les salons et les cénacles, rencontre les gloires du temps comme Victor Hugo ou Alexandre Dumas. Il publie alors quelques nouvelles et quelques contes dans les journaux, écrit de nombreuses pièces pour le théâtre, avant de faire une rencontre décisive, celle de l’éditeur Pierre-Jules Hetzel en 1861. C’est le début d’une intense collaboration, qui accouche d’une œuvre immense – les Voyages extraordinaires, un ensemble de 62 romans et de 18 nouvelles –, qui conféra à Jules Verne une renommée internationale. Auréolé de gloire, l’écrivain, qui s’était installé à Amiens en 1871, y décède en 1905, terrassé par une crise de diabète. » (Source : National Géographic Mars 2020)

Jules Verne contre Némo
Céline Ghys

Livre lu l’été 2024 et retour corrigé en septembre de la même année.

C’est avec un grand plaisir que j’ai lu ce roman, il y a maintenant quelques semaines et voici mon avis. 

Tout d’abord, que nous dit une partie de la 4e de couverture ? « Amiens, 1882. Une ombre rôde la nuit dans les rues de la capitale picarde et les meurtres s’enchaînent. Provocateur et sans limites, l’assassin signe ses crimes odieux du nom de Nemo, le célèbre personnage de Vingt mille lieues sous les mers, dans des lettres qu’il envoie à la presse. »

Comment et avec quoi signe notre assassin, Nemo ? Ce meurtrier tue toujours de la même façon, avec précision et détails. Ainsi que le ferait un boucher ? Un médecin, pourrait-on croire ? Mais nous le saurons en lisant le livre, hé, hé…

Jules Verne s’associera avec un jeune journaliste, Claude, ainsi qu’avec le commissaire Gaston Chastagnol, pour résoudre ces assassinats et ils le feront avec passion et professionnalisme.

Pour nous faire rentrer complètement dans son imagination et dans son polar historique, l’auteure n’oubliera ni de mentionner quelques éléments de la vie de Jules Verne – dans des notes en bas de pages (n’oublions pas que c’était un écrivain connu ayant vécu à Amiens) – ni d’utiliser l’accent picard ou un parler noble pour certains des personnages ni de nous décrire, d’une façon exemplaire, les costumes d’époque et les paysages où se déroulent les diverses scènes.

Je le dis à chaque fois, car c’est vrai ;-), je lis comme si je regardais un film, et bien avec toutes les précisions de Céline, j’avais le récit devant les yeux et j’étais partie rejoindre notre équipe en 1882 ! Découvrir les différents outils utilisés pour les débuts de la police scientifique m’a beaucoup plu. De même que la ferveur employée par un des personnages pour prouver qu’une femme, à cette période, pouvait se débrouiller aussi bien qu’un homme dans diverses tâches administratives et n’était pas seulement bonne à nettoyer, repriser, broder et s’occuper d’un mari ! Un sujet bien traité, avec nuance.

Pas une seule fois je n’ai soupiré d’ennui. C’était mon premier livre de cette écrivaine, je ne regrette absolument pas de l’avoir lu, tant son style est saisissant.

Ce n’est pas évident de savoir doser les différents éléments, informations, explications, pour tenir éveillé le lecteur et lui donner envie de tourner les pages sans qu’il soit lassé par les nombreux détails. Eh bien Céline Ghys l’a fait, je dis bravo !

Vous l’aurez compris, ce récit m’a énormément enthousiasmé, je vous recommande donc ardemment de le lire, sans faute.

Publié par isamonet

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