Choix de l’image ci-dessous pour illustrer » Un enfant sans histoire (s) » d’Amélie Antoine.

» Le Désespéré est un des autoportraits les plus célèbres de l’artiste français peint vers 1845 (45 x 54cm) alors qu’il avait 25 ans. C’est probablement le tableau le plus singulier et le plus mystérieux de la série des autoportraits de jeunesse de Gustave Courbet dans « Le Désespéré« . Courbet s’attache à représenter un personnage en proie à la détresse, avec une expression saisissante proche de la folie. La saisie de l’expression est très réaliste et frappante: Ses yeux sont écarquillés et égarés, ses narines dilatées, sa bouche entr’ouverte, ses bras déployés dans une posture dramatique prêt à s’arracher les cheveux, etc… On a l’impression que son visage va se projeter hors de la toile. » (Source : Biographie peintre analyse – site 2016)
Un enfant sans histoire (s)
Amélie Antoine

Il m’a fallu peu de temps pour lire ce roman noir, psychologique, tant il est prenant. Je n’avais jamais lu cette auteure et je n’ai aucun regret de l’avoir fait. Tout d’abord, je trouve très original la mise en page de cet écrit, c’est très classe avec un bon choix de couleurs. Les retours en arrière, ainsi présentés, sont très originaux et donc il n’y a pas de risque de se tromper sur les dates.
Si vous aimez les ambiances inquiétantes au style très rapproché de Stephen King, vous vous régalerez à coup sûr, comme moi.
Plus on avance dans le récit, plus la tension est présente et je me suis demandé, jusqu’à la dernière ligne, quel sera l’avenir de ces deux enfants.
Je rappelle la 4e de couverture (à peu de choses près) :
« Je m’appelle Vadim et j’ai 5 ans. Mon petit frère s’appelle Nathan. Je suis le plus sage des deux, dit maman. Mon grand frère s’appelle Volodya mais maman dit qu’il n’existe pas. Quand à Volodya, il dit que c’est pas grave si personne ne le voit, c’est mieux comme ça ».
L’histoire ne m’a pas fait peur, même si l’introspection de chaque personnage (Marianne, la mère et Sylvain, le père) est extrêmement bien faite et donne de bons frissons. Finalement,c’est tout ce que nous demandons. L’anxiété permanente de la mère et la positivité du père apportent un certain équilibre. Je pense que dans la réalité, j’aurai pu être un peu comme Marianne. N’avait-elle pas raison de s’en faire après tout ?
Très bon livre, à lire sans faute !